Cela fait des mois que je ne le supporte plus. J'étais sorti bien énervé comme il faut de son premier film, et la façon dont il s'est copieusement mis en scène en tant que commissaire de l'expo Brassens à la Cité de la musique avait fini de me mettre hors de moi (super idée, d'ailleurs, que son concours organisé sur dailymotion ; c'est pas comme si La Pompe moderne existait pas depuis 2007).
Pourtant, quand j'ai vu les premières images alléchantes de son premier film d'animation, je me suis dit que je lui laisserais une nouvelle chance. Mal m'en a pris.
Le Chat du rabbin, c'est l'histoire d'un film gâché. En 1h20, Joann Sfar a réussi à me faire m'assoupir grâce à un faux rythme qui porte lentement mais sûrement le spectateur vers l'ennui. Il est fort à parier que ce problème de tempo découle du choix de faire tourner les acteurs en prises de vue réelles (en les dirigeant fort mal par ailleurs), à l'exception de François Morel. Rien d'étonnant alors qu'il s'en dégage une impression manifeste de décalage...
C'est fort dommage, car deux séquences tout à fait remarquables dénotent et apportent un formidable souffle de vie au film, avec leurs couleurs inattendues, la liberté prise dans les traits des personnages qui rappellent fidèlement la bd originale, et surtout de très bonnes idées de mise en scène (notamment la caméra qui tourne autour du chat soulevé à bout de bras dans Jérusalem) et les seuls vrais moments d'humour.
Le réalisateur n'est pour autant pas le seul à blâmer dans cet échec : le plus gros reproche que l'on puisse faire au film reste quand même une utilisation complètement superflue de la 3D, si ce n'est pour faire plaisir au distributeur (en l'occurrence UGC). "Les films familiaux animés qui ne disposent pas de 3D ne vont pas dans les grandes salles", nous dit Sfar. Et il voudrait qu'on croie à une démarche artistique justifiant le procédé technique (bien pratique pour faire raquer 2 à 3€ de plus au spectateur, même détenteur de carte illimitée), alors que l'aplatissement des décors, et surtout leur relative fixité ne nécessitaient en rien son usage...
Il est amusant de comparer l'oeuvre de Joann Sfar à celle de Marjane Satrapi : l'Iranienne (d'origine) a magistralement transformé l'essai cinématographique de Persepolis ; le Niçois ferait décidément mieux de se cantonner au 9ème art. Surtout si c'est pour faire chanter Enrico Macias :
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jeudi 9 juin 2011
vendredi 1 avril 2011
DON'T play it again, Sam
C'est officiel. Joann Sfar, pourtant césarisé, et Guillaume Canet ne sont plus seuls. Ils viennent d'être rejoints au panthéon des réals français qui se la racontent grave alors que y a franchement aucune raison par Samuel Benchetrit.

Ce soir, surtout parce que mon géniteur en avait l'envie, je suis allé avec lui voir Chez Gino. J'ai eu tort.
Quand on dresse la liste de tout ce qui compose un film comme The Social Network, tout est parfait. Dans Chez Gino, tout est mauvais.
Sauf le pitch : un père de famille pizzaïolo, italien débarqué à Bruxelles dans sa prime jeunesse, se voit offrir l'héritage de son oncle parrain napolitain à condition qu'il démontre qu'il a lui-même su s'imposer en tant que caïd en Belgique. Pour ce faire, il demande à un cinéaste amateur de tourner un mockumentary sur sa fausse vie de gangster.
Ceci mis à part, c'est globalement n'importe quoi, la fausseté du docu venant contaminer le reste du film (à moins que ce soit le jeu d'acteur de Benchetrit lui-même ?). Du coup, on ne fait plus la différence entre les personnages qui jouent mal dans le faux film et les acteurs qui jouent mal dans le film tout court (avec une mention spéciale pour Anna Mouglalis).
Le réalisateur semble s'échiner à absolument tout rater pendant 1h45, qui paraissent absolument interminables, des 15 minutes de récit de la jeunesse de Gino en Italie, qui ne servent à rien sinon à mettre en avant Jules, le fils du monsieur et de Marie Trintignan, jusqu'à la participation pathétique d'un Ben Gazzara mal post-synchronisé - à ce propos, je ne m'explique pas les impressions de José Garcia trouvables sur wikipedia : "une fois qu’il a commencé à jouer, ce fut un moment de grâce ! Ce n’était pourtant pas facile : il faisait très chaud, il a 80 ans… Mais le texte est sorti d’une traite, à la perfection."
Samuel Benchetrit, c'est un peu un Tarantino sans talent, finalement : un mec qui a les références, mais qui aime bien te montrer qu'il les a, quitte à utiliser un énorme écriteau fléché avec marqué dessus "wouhou, hé, hé, tu l'as vue, ma référence que j'ai vu le film mais que je me dis que comme tu l'as pas vu, toi spectateur inculte, je préfère te le faire bien montrer pour que tu le voyes bien ??"
Sûr que Coppola, Vitenberg ou Scola doivent bien kiffer. Nous pas.
Samuel Benchetrit, c'est un peu un Tarantino sans talent, finalement : un mec qui a les références, mais qui aime bien te montrer qu'il les a, quitte à utiliser un énorme écriteau fléché avec marqué dessus "wouhou, hé, hé, tu l'as vue, ma référence que j'ai vu le film mais que je me dis que comme tu l'as pas vu, toi spectateur inculte, je préfère te le faire bien montrer pour que tu le voyes bien ??"
Sûr que Coppola, Vitenberg ou Scola doivent bien kiffer. Nous pas.
jeudi 13 janvier 2011
Vade Rétro Cinemas
Après un écart imposé par une actualité brûlante hier, voici la fin de la rétrospective ciné 2010 avec Les 10 Meilleures ignominies de l'année dernière.
10ème : Raiponce
On m'avait promis le meilleur Disney depuis...Aladdin ? Bah oui : John Pixar Lasseter en producteur exécutif, Glen "Waking Sleeping Beauty" Keane à l'animation, sur le papier ça donne envie. Et puis des cascades de dithyrambes de la part des critiques, en télé comme sur les sites spécialisés.
Sauf que sous un emballage de renouveau se cachait juste un Disney au rabais, avec tous les ingrédients habituels :
- des moments pour les filles (avec chansons), d'autres pour les garçons (avec bastons)
- une méchante vieille mais qui fait tout pour avoir l'air plus jeune (ou ressembler à Cher, on sait pas trop)
- des chansons gerbativement cuculs et qui ne font que répéter ce qui vient d'être clairement énoncé dans les dialogues ("vivre dans un donjon...")
Ceci dit, moi ce qui m'a sans doute le plus gêné, c'est son nom, à la princesse. D'ailleurs, les Américains ne s'y sont pas trompés en intitulant le film "Tangled" et pas "Rapunzel". Parce que quand tu vois le film en VO et que tu as plus de 23 ans, tu peux pas t'empêcher de penser à ça :



10ème : Raiponce
On m'avait promis le meilleur Disney depuis...Aladdin ? Bah oui : John Pixar Lasseter en producteur exécutif, Glen "Waking Sleeping Beauty" Keane à l'animation, sur le papier ça donne envie. Et puis des cascades de dithyrambes de la part des critiques, en télé comme sur les sites spécialisés.
Sauf que sous un emballage de renouveau se cachait juste un Disney au rabais, avec tous les ingrédients habituels :
- des moments pour les filles (avec chansons), d'autres pour les garçons (avec bastons)
- une méchante vieille mais qui fait tout pour avoir l'air plus jeune (ou ressembler à Cher, on sait pas trop)
- des chansons gerbativement cuculs et qui ne font que répéter ce qui vient d'être clairement énoncé dans les dialogues ("vivre dans un donjon...")
Ceci dit, moi ce qui m'a sans doute le plus gêné, c'est son nom, à la princesse. D'ailleurs, les Américains ne s'y sont pas trompés en intitulant le film "Tangled" et pas "Rapunzel". Parce que quand tu vois le film en VO et que tu as plus de 23 ans, tu peux pas t'empêcher de penser à ça :
9ème : Adèle Blanc-Sec
On ne va pas accabler ce pauvre Luc Besson, qui en plus d'être souvent lapsucé avec son homonyme du gouvernement, n'a pas réalisé un bon film depuis Léon : Le 5ème Element a bénéficié d'un accueil démesurément positif à sa sortie (en tout cas par moi, mais j'avais 15 ans), je vous assure, il a mal vieilli. En même temps, ça fait plus de 10 ans qu'il prend chaque année la résolution d'arrêter de mettre en scène. On attend toujours. Un bonus :
8ème : Sherlock Holmes
Cf. cette note du 24 février dernier. Avec une mention spéciale pour Jude "Hooouuuu" Law, le mec que tu reconnais pas quand tu le croises à 5h du matin tout seul sur la Place du Trocadero.
7ème : Biutiful
Son premier exepté, à chaque nouveau film d'Iñarritu, on se dit que le précédent était vraiment bien. Enfin, qu'il était mieux. C'est donc avec une hâte certaine que j'attends le prochain, parce que Biutiful était quand même un ramassis sale et misérabiliste, empreint de tout ce que le réalisateur nous a déjà abreuvé et dont Javier Bardem (et le reste du casting) est le seul élément à sauver.
Beurp. Et rendez-vous ici pour une excellente critique détaillée.
6ème : Robin des Bois
J'avoue, j'ai dormi. Je suis donc dans l'impossibilité de dire si ce que je n'ai pas vu du film était aussi chiant que ce que j'ai vu. On peut néanmoins relever la superbe idée de ce prequel : parler des personnages avant leurs faits d'arme mais sans qu'on voie trop en quoi les évènements ne les définiront. Super.
4èmes ex-aequo : Invictus & Gainsbourg (vie héroïque)
Ca, c'est fait. Avec une double-dose pour Clint, dont le prochain film sent le super-nanard à plein nez.

3ème : Alice au Pays des Horreurs
Tim Burton est prié par ses fans de faire un bon film. Vite. En 2D ou 3D, on s'en fout, du moment qu'il est regardable. Merci.
Même Madonna ne s'en est pas remise.
2ème : Boonmee, l'oncle saoûle (© moi)
Non content de faire de mauvais films, Tim Burton nous gratifie de la Palme d'Or la plus soporifique de l'histoire du festival (enfin, qu'il m'ait été donné de voir en tout cas). Bon, on s'est bien marrés, au moins, quand le fils-singe aux yeux Magic Light vient dîner.

1er (évidemment) : Les Petits mouchoirs
Il ne pouvait en être autrement (cf. le lien ci-dessus dans le titre). Le pire, c'est qu'ils vont se reproduire (regardez comme ils sont contents).
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mardi 26 janvier 2010
Jewish connection
Comme prévu, deux nouveaux films à mon compteur ce week end, un français et un américain à nouveau.

Gainsbourg (vie héroïque) d'abord. Joann Sfar a répété à l'envi que son intention n'était pas de mettre en images des moments avérés de la vie du Grand Serge : des archives (en particulier des images), il en existe, on a pu les voir ne serait-ce que la semaine dernière sur France 3, et la Cité de la Musique avait monté une expo fin 2008 qui bien que décevante (l'enjeu était énorme, vu l'étendue de son œuvre) permettait d'en apprendre plus sur l'homme.
Un réalisateur met forcément de lui dans son œuvre, et le choix de Sfar est a priori louable : il a souhaité proposer un film "personnel". Malheureusement, Gainsbourg (vie héroïque) est plus que cela : il est outrageusement égocentré. Cela me coûte de l'admettre, mais mon père, qui après la lecture de quelques pages de son carnet Ukulélé, me faisait part de son sentiment sur l'auteur de bd avait sans doute raison : le mec est finalement assez prétentieux, car sans doute trop conscient de son talent.
Son premier long-métrage en est une longue démonstration : quand Serge Gainsbourg peint, ce sont des esquisses de Sfar que l'on voit ; les paravents de chez Mme Hartur : des dessins de Sfar ; les musiciens accompagnant Fréhel/Yolande Moreau : ma main à couper qu'il s'agit de ses amis, avec qui il tape des bœufs dans Ukulélé ; et pour finir le film, après le noir : une citation de "J. Sfar" (je doute qu'il s'agisse d'un homonyme) - « Ce ne sont pas les vérités de Gainsbourg qui m’intéressent, mais ses mensonges ».
Au final, on a l'impression d'avoir vu un film sur un artiste juif pas sûr de lui, qui aura touché à l'art pictural comme à la musique : Joann Sfar. Super.
Heureusement, il y a les frères Coen. Aaaahhh....
Paul Rudd disait très justement "faire l'amour, c'est comme manger une pizza : quand c'est bon, c'est génial, et quand c'est pas bon, c'est pas mal quand même." Il en va de même pour un film des frères Coen : Burn after reading était moyen, mais c'était bien quand même. A Serious Man est tout simplement exceptionnel.
En en sortant, une pensée me vient subitement : VDM est un concept juif. Le propre de l'humour juif, c'est de rire de ses malheurs : victimes de persécutions depuis des millénaires, la meilleure façon de survivre, c'est finalement d'en rire. Mais cette auto-dérision s'applique également aux petits tracas de tous les jours, et c'est la matière première du dernier chef d'œuvre d'Ethan et Joel Coen (qui ont toujours su faire rire avec des situations horribles).
Le film s'ouvre sur la citation du Rabbin Shlomo Itzchaki : "Receive with simplicity everything that happens to you." Le problème de Larry Gopnik est qu'il fait (par défaut) cet adage sien avec un peu trop de zèle : il est prof de physique dans une université du Midwest, marié, a deux enfants dont un fils sur le point de faire sa Bar Mitzva, attend d'être promu, mais son principal problème, c'est qu'il a toujours été passif. Alors quand tous autour de lui prennent des décisions qui lui sont tout sauf favorables - pire, que le sort semble s'acharner sur lui -, il ne sait plus vers qui (quel Rabbin...) se tourner.
Mais comme c'est un film des frères Coen, c'est hilarant. Et surtout, c'est sublimement mis en scène, en images, construit, dialogué et casté - contrairement à un Benjamin Button ou The Reader, aucune tête d'affiche ici, mais la distribution est parfaite. Et contrairement à Sfar qui livre un objet qui ne parle que de lui-même, les Coen ont produit un film ultra-personnel mais qui parle à tous (et peut-être un peu plus aux juifs...).
(ATTENTION, CE QUI SUIT EST UN SPOILER, NE PAS LIRE SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE VU LE FILM) Et ils se permettent ce que tout créateur, Dieu en sa propre œuvre, peut se permettre : après avoir infligé le pire à leur personnage, et alors qu'on se demande comment celui-ci va pouvoir s'en sortir, les tout-puissants Coen administrent à leur film... une tornade. Alors forcément, les soucis de Gopnik (et des autres personnages) paraissent un peu peanuts. Mais n'est-ce pas la conclusion ultime à apporter à toute fiction ? : happy end ou pas, une fois le noir venu, les personnages ne sont plus... Difficile de faire mieux.

Gainsbourg (vie héroïque) d'abord. Joann Sfar a répété à l'envi que son intention n'était pas de mettre en images des moments avérés de la vie du Grand Serge : des archives (en particulier des images), il en existe, on a pu les voir ne serait-ce que la semaine dernière sur France 3, et la Cité de la Musique avait monté une expo fin 2008 qui bien que décevante (l'enjeu était énorme, vu l'étendue de son œuvre) permettait d'en apprendre plus sur l'homme.
Un réalisateur met forcément de lui dans son œuvre, et le choix de Sfar est a priori louable : il a souhaité proposer un film "personnel". Malheureusement, Gainsbourg (vie héroïque) est plus que cela : il est outrageusement égocentré. Cela me coûte de l'admettre, mais mon père, qui après la lecture de quelques pages de son carnet Ukulélé, me faisait part de son sentiment sur l'auteur de bd avait sans doute raison : le mec est finalement assez prétentieux, car sans doute trop conscient de son talent.
Son premier long-métrage en est une longue démonstration : quand Serge Gainsbourg peint, ce sont des esquisses de Sfar que l'on voit ; les paravents de chez Mme Hartur : des dessins de Sfar ; les musiciens accompagnant Fréhel/Yolande Moreau : ma main à couper qu'il s'agit de ses amis, avec qui il tape des bœufs dans Ukulélé ; et pour finir le film, après le noir : une citation de "J. Sfar" (je doute qu'il s'agisse d'un homonyme) - « Ce ne sont pas les vérités de Gainsbourg qui m’intéressent, mais ses mensonges ».
Au final, on a l'impression d'avoir vu un film sur un artiste juif pas sûr de lui, qui aura touché à l'art pictural comme à la musique : Joann Sfar. Super.
Heureusement, il y a les frères Coen. Aaaahhh....
Paul Rudd disait très justement "faire l'amour, c'est comme manger une pizza : quand c'est bon, c'est génial, et quand c'est pas bon, c'est pas mal quand même." Il en va de même pour un film des frères Coen : Burn after reading était moyen, mais c'était bien quand même. A Serious Man est tout simplement exceptionnel.
En en sortant, une pensée me vient subitement : VDM est un concept juif. Le propre de l'humour juif, c'est de rire de ses malheurs : victimes de persécutions depuis des millénaires, la meilleure façon de survivre, c'est finalement d'en rire. Mais cette auto-dérision s'applique également aux petits tracas de tous les jours, et c'est la matière première du dernier chef d'œuvre d'Ethan et Joel Coen (qui ont toujours su faire rire avec des situations horribles).
Le film s'ouvre sur la citation du Rabbin Shlomo Itzchaki : "Receive with simplicity everything that happens to you." Le problème de Larry Gopnik est qu'il fait (par défaut) cet adage sien avec un peu trop de zèle : il est prof de physique dans une université du Midwest, marié, a deux enfants dont un fils sur le point de faire sa Bar Mitzva, attend d'être promu, mais son principal problème, c'est qu'il a toujours été passif. Alors quand tous autour de lui prennent des décisions qui lui sont tout sauf favorables - pire, que le sort semble s'acharner sur lui -, il ne sait plus vers qui (quel Rabbin...) se tourner.
Mais comme c'est un film des frères Coen, c'est hilarant. Et surtout, c'est sublimement mis en scène, en images, construit, dialogué et casté - contrairement à un Benjamin Button ou The Reader, aucune tête d'affiche ici, mais la distribution est parfaite. Et contrairement à Sfar qui livre un objet qui ne parle que de lui-même, les Coen ont produit un film ultra-personnel mais qui parle à tous (et peut-être un peu plus aux juifs...).
(ATTENTION, CE QUI SUIT EST UN SPOILER, NE PAS LIRE SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE VU LE FILM) Et ils se permettent ce que tout créateur, Dieu en sa propre œuvre, peut se permettre : après avoir infligé le pire à leur personnage, et alors qu'on se demande comment celui-ci va pouvoir s'en sortir, les tout-puissants Coen administrent à leur film... une tornade. Alors forcément, les soucis de Gopnik (et des autres personnages) paraissent un peu peanuts. Mais n'est-ce pas la conclusion ultime à apporter à toute fiction ? : happy end ou pas, une fois le noir venu, les personnages ne sont plus... Difficile de faire mieux.
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