Affichage des articles dont le libellé est Real Tv. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Real Tv. Afficher tous les articles

mardi 18 mai 2010

Magique

Aujourd'hui, j'ai pris le métro. Et dans le métro, certains voyageurs lisent le gratuit metro, rien de plus normal. Ce qui l'est moins, et qui n'a pas manqué de retenir mon attention, c'est la pub en 4e de couv :


La première réflexion qu'on se fait quand on lit un peu attentivement cette annonce de recrutements de "commerciaux" (!), c'est, dans un anglais correct : What the fuck? Vu qu'on lit pas bien sur ce jpg chargé sur le site de metro, voici quelques extraits du texte :

- "17 ans de carrière artistique et de nombreux partenariats avec des acteurs de l'audiovisuel."
- "Avant d'être connu, Dadyday a travaillé dans l'ombre d'artistes comme attaché de presse, puis a été révélé comme chanteur il y a 3 ans grâce à ses titres : "Hum Chaleur" et "Temptation"...

Par ailleurs, toujours selon les accroches en petit, l'homme (?...) préparerait une "téléréalité sur TF6 en Prime Time (Beaware Tivi) en juin prochain : 100% PENOMENES !" - Be Aware Tivi, pour ceux qui ne travaillent pas dans la tv, ne s'y connaissent pas ou ne s'y intéressent pas, c'est la boîte de prod de Cauet, au fait.

Intrigué par tant de ramdam en perspective, j'ai mené une petite enquête - j'ai googlisé le gars, quoi. On découvre, sur des sites people, que son nom apparaît autour de l'affaire Zahia D., mais qu'il n'a pas l'air d'y être directement mêlé (sa "web tv" était juste présente lors du lancement du "magazine" d'Abou S., à laquelle se trouvait Michael V.)

Puis, je me suis bien évidemment rendu sur les sites de "l'artiste" aux multiples facettes, http://www.ciproductions.free.fr/dadyday/, et surtout http://www.dadyday.net/. Et là, c'est la révélation. Je préfère vous laisser explorer ce petit bijou ; mais pour les paresseux, voici quelques vidéos du génie.


Et un des titres de son prochain album (prévu pour cette année). On a tous hâte.

jeudi 18 mars 2010

L'éthique, c'est pas automatique

Ce soir, France 2 a fait fort. Pour qui n'aurait pas encore été au courant, la chaîne publique, qui clame à tous vents son aversion pour la "real tv", diffusait à 20h35 le programme Jusqu'où va la télé ?


Tout le monde l'aura remarqué : sous couvert du genre documentaire, France Télévisions se paie un programme pire que n'importe quelle émission de télé-réalité en prétendant la dénoncer.

En effet, peu importe que ce soit un acteur qui reçoive les décharges, l'épreuve que les candidats vivent leur paraît bien réelle - et tout à fait insupportable. Un peu comme dans les shows de télé-réalité, finalement, où les protagonistes vivent dans un univers télévisuel artificiel mais qui leur semble "vrai" car ils y évoluent dans une certaine continuité.

Mais en pire, puisqu'ici ils vivent le double (triple ?...) effet Kiss Cool de :
1. "tu vas participer un à jeu télé, mon coco",
1 bis. donc qui dit "télé" dit "je sors du réel",
2. "bah en fait cette émission tv, c'était pour de faux!"

Rien d'étonnant à ce que les candidats aient été déboussolés, voire même complètement traumatisés pour certains (notamment ceux présents sur le plateau d'Hondelatte après le "documentaire"...).

Le prisme de la télé conduit d'ailleurs à faire de ces cobayes les vraies victimes et à transformer le spectateur en cobaye : combien de volts leur infligera-t-il via son poste de télé avant de zapper ou de l'éteindre ? On doit encore sans doute friser les 80%...

Certains journalistes constatent par ailleurs que Christophe Nick "enfonce des portes ouvertes" (l'expérience de Milgram est bien connue, sauf des candidats apparemment...). Le vrai souci, c'est que Milgram, en bon scientifique (et puis aussi parce que ça lui a coûté moins cher que de tourner l'équivalent de 80 pilotes...), a reproduit son expérience dans différentes conditions. Ici, on a juste tenté avec et sans Tania Young. Du coup, difficile de savoir si :
- le public joue un rôle
- les gains potentiels du faux participant complice jouent un rôle
- le choix de l'animateur joue un rôle.

Parce que ma conclusion, c'est que le plus incroyable reste quand même qu'on puisse croire que Tania Young puisse représenter "une autorité" alors qu'elle ne sait pas conjuguer le verbe "continuer" au présent du subjonctif ("L'expérience exige que vous continuez"). Et surtout qu'elle puisse incarner "la télé".

lundi 21 décembre 2009

We love to hate

Deux infos médias sont tombées aujourd'hui. Une était attendue depuis plusieurs semaines, c'est le résultat des charts anglais, qui semblent couronner Killing in the name, de Rage Against The Machine comme single le plus téléchargé de la période pré-Noël en Grande-Bretagne.



De nombreux blogs - et mêmes des journalistes sérieux... - ont commenté la nouvelle, et tout ce qui peut être dit sur ce buzz parti de Facebook l'a été, notamment que ça ne cause pas vraiment de tort à Simon Cowell, boss de Sony-BMG au Royaume-Uni car RATM sont eux-mêmes une signature Sony US (Epic pour être précis). Je remarque une chose néanmoins : ce sont avant tout les charts et les iTunes en tous genres qui sont gagnants, puisqu'au lieu d'un Best seller pour les fêtes, ce sont deux titres qui cumulent à eux seuls près d'un million de téléchargements... Ça prouve par ailleurs que les gens sont prêts à acheter de la musique sur le net, quoiqu'ils en disent dans les sondages.



Mais l'autre nouvelle du jour, c'est cette étude (réalisée par TNS-Sofres/Logica pour Europe 1) par le biais de laquelle on a demandé aux téléspectateurs français "quelles émissions tv ils ne souhaitaient plus voir en 2010 ?"

Outre les résultats prévisibles (Secret Story, programme le plus suivi cet été et requête numéro un de Yahoo en 2009, arrive en tête avec 63% des votes, devant deux autres blockbusters, Nouvelle Star et Koh-Lanta), c'est l'incongruité de la question que je trouve frappante : si on ne veut pas/plus voir une émission, on n'a qu'à ne pas la regarder, non ?

Et c'est ce qui rapproche ces deux faits divers, finalement : qui a dit qu'il fallait céder aux sirènes du marketing-matraquage radio/tv et consommer tout ce qu'on nous présente comme évènementiel ? Si une émission ne nous plaît pas, qu'on ne trouve pas de talent à un artiste, rien ne nous oblige à la regarder ou à l'écouter. Dans tous les cas, ça n'est pas en achetant un disque concurrent ou en demandant (passivement puisqu'en réponse à un sondage) le retrait d'une émission qu'on améliorera l'offre des médias de masse : leur objectif affiché n'a jamais été et ne sera jamais de viser la qualité... Il y a pléthore d'offre en musique, télé, ciné, médias : les consommateurs mécontents feraient mieux de donner leur chance à ces acteurs marginaux, mais sans râler après ce qui marche commercialement. Think positive, guys. Et même si vous êtes saoûlés par sa promo ultra agressive, allez voir Avatar, qui aura certainement droit à sa note de blog tellement c'est magiquement chouette.